Le FALC est la transcription d’un texte classique en écrit compréhensible par tous, en particulier par les personnes avec troubles cognitifs. Le but est de leur permettre non seulement de lire – déchiffrer – mais surtout de mieux comprendre.

C’est L’Unapei qui a initié cette démarche en France.

Principes du FALC : http://www.unapei.org/IMG/pdf/Guide_ReglesFacileAlire.pdf

Le picto FALC utilisé dans une vingtaine de pays de l'Union européenne, est immédiatement reconnu par les personnes avec handicap mental (difficultés à comprendre, se concentrer, se repérer dans le temps, se représenter des chiffres élevés...).

Infos sur : www.inclusion-europe.com

“Mon enfant est différent” (Marielle Lachenal)

“Je chante un baiser” (Jullio Ribeiro)

“Du jour au lendemain” (Benoit Fauvarque)

Livres en images, sujets sensibles et variés

Les livres de Beyond Words sont un peu spéciaux : ce sont des livres sans texte, qui participent pourtant d’un véritable positionnement politique. Car « mettre la personne au centre de son projet », est une formulation rabâchée pour laquelle pourtant peu d’outils sont effectifs et disponibles.

Même s’ils sont conçus en Angleterre, ils sont utilisables en France et dans le monde entier, sans traduction spéciale !!! Ils comprennent malgré tout en annexe un texte explicatif des images ainsi qu’un texte d’aide pour l’accompagnant (avec des suggestions et conseils), en anglais simple (en franćais pour deux d’entre eux), ainsi que des ressources.

Les histoires sont racontées en images, malgré des thèmes pourtant complexes, touchant à la participation sociale, ou à une meilleure compréhension des droits : par ex., les abus ou crimes, l’amour, les relations, la santé, la mort et la fin de vie etc…

Voici une excellente lecture de rentrée, pour parfaire la définition d’un mot employé souvent à la légère, et dont l’acception est trop large : le mot AUTONOMIE.

Souvent confondue avec la notion d’indépendance, celle d’autonomie est variable selon la personne concernée, ses capacités, l’environnement matériel et humain. Elle est multiforme.

Elle peut être synonyme d’ « Indépendance », mais c’est relativement rare : nous nous mettons tous, fréquemment, en situation de dépendance d’un autre, selon nos besoins et capacités et les capacités de l’autre ; nous l’utilisons pour notre autonomie de choix, de décision, de transport etc… Je suis par ex. autonome si je choisis d’aller à Quimper avec Blablacar, mais je me mets en situation de dépendance d’un inconnu, d’un site, de critères variés pouvant influer sur mon but : arriver entière et à l’heure !

Ce petit livre, facile à lire, adressé autant au parent qu’au professionnel, fournit des indices clairs et exemples concrets pour réfléchir au développement de l'autonomie de la personne avec difficultés intellectuelles ou motrices. Clarifier ces concepts permet de fixer des objectifs plus pertinents.

Cet été s’est tenue la conférence mondiale de l’association internationale Isaac (www.isaaconline.org) sur la communication alternative.

Au total, quatre jours de conférences en parallèle sur des sujets très variés, en anglais, précédés de deux jours de pré conférence (demie ou journée entière par un seul intervenant).

Quatre jours foisonnants : sujets variés, discussions, foule et un nombre trop important de conférences. D’où la frustration de ne pas assister à tout, tant le programme est vaste...

Ouverte par le bureau de Isaac international avec le professeur Stephen Hawking, invité d’honneur, qui nous explique l’évolution de ses moyens technologiques depuis le début de sa maladie en 1985. Il reçoit un prix Isaac pour son engagement de vie et sa contribution dans le champ de la CAA (ISAAC Lifetime Achievement Award).

Une conférence en Europe, moins comble que sur le continent américain (800 participants « seulement » !), mais tout aussi dynamique : rencontres toujours riches de partages, de découvertes, avec d’autres lieux, d’autres cultures CAA, d’autres outils, d’autres personnes, même si certains intervenants ou certaines personnes utilisant la CAA sont régulièrement présents et sont devenus familiers.

Deux témoignages et un guide d’accompagnement

Le syndrome d’Angelman est un trouble développemental neurologique rare, d'origine génétique (chromosome 15 ; prévalence : 1/15 000 environ). Il se caractérise par un retard global avec retard mental, déficit de parole, démarche ataxique ou pas de marche, et par un comportement caractéristique (enfants très joyeux, rires parfois inappropriés). Le pédiatre britannique Harry Angelman décrit les symptômes pour la première fois en 1965. Avant, ces enfants étaient souvent diagnostiqués autistes alors qu’ils n’en n’ont que rarement les caractéristiques.

Gail Van Tatenhove est une orthophoniste très réputée aux Etats-Unis et dans le monde, gràce à ses travaux dans le domaine de la communication alternative. Elle milite depuis des années pour l’utilisation, dans la vie quotidienne des personnes en difficultés de communication, d’un « vocabulaire de base », utile et efficace ; en opposition aux listes de mots spécifiques qui ont tendance à remplir les tableaux et les machines, sans servir fréquemment dans la conversation.

L’association « ISAAC-Francophone », qui se consacre à la communication alternative et améliorée, a organisé son onzième congrès à RENNES les 13 et 14 juin 2013 dans le cadre de l'école d'ergothérapie, IFPEK, aux locaux parfaitement adaptés... L’objectif d’Isaac est de promouvoir la place des personnes avec difficultés d’élocution ou de communication dans les diverses collectivités et situations de vie fréquentées, en leur proposant des pistes d’outils et des occasions de prise de parole.

Livre de Martin Pistorius

Ce livre est un témoignage très déconcertant et envoutant. Il relate la survie et la vie d’un garçon puis d’un homme que la vie a blessé plus que de raison… A l’âge de douze ans, Martin, petit garçon plein de vie, vivant en Afrique du Sud dans une famille aimante, avec un frère et une soeur, tombe inexplicablement malade : maladie orpheline inconnue et non identifiée. D’abord un mal de gorge, puis un refus de nourriture, une hypersomnie, des faiblesses musculaires et des paralysies… puis un long coma de quatre ans, au cours duquel il perdra la mémoire de tout ce qui concerne l’avant maladie. « J’ai d’abord oublié les choses factuelles puis j’ai oublié les visages… » Les médecins affirment que son cerveau est totalement détruit.

Juillet 2012 - Pittsburgh (US)

Cet été a eu lieu à Pittsburgh la conférence mondiale de l’association internationale
Isaac (www.isaac-online.org).
4 jours de conférences multiples sur des sujets très variés, en anglais, précédés
de deux journées thématiques.
Une des difficultés majeure de ces conférences mondiales Isaac est le choix,
car il y a en permanence de 10 à 15 conférences en parallèle. D’où une
frustration terrible de ne pas tout suivre.